Assassin X

Assassin X : un nom qui claque comme un coup de pistolet automatique, aussi tranchant qu’un couteau de chasse, aussi percutant qu’un fusil à pompe. Un nom qui donne envie d’abattre sournoisement ses petits camarades lorsqu’ils s’y attendent le moins. Et justement, c’est le but du jeu. Comme dans une murder party ? Oui, mais avec des cartes à jouer pleines d’illustrations à la Hitman. Une murder party qu’on peut glisser dans sa poche, en somme.

Alors comment ça se passe ? En début de partie, chaque joueur reçoit cinq cartes, qui peuvent renforcer les possibilités d’attaque, ou au contraire constituer des défenses contre un éventuel assassinat. A son tour de jeu, le joueur doit proposer trois de ces cartes à son voisin : l’une face visible, l’autre face cachée, et la dernière au choix. Ledit voisin en choisit une, puis se défausse d’une carte de sa main, tandis que le joueur actif complète sa main en piochant une nouvelle carte. On passe ensuite au joueur suivant.  Le but du jeu ? Amasser suffisamment de cartes de protection pour déjouer un éventuel assassinat, ou bien s’armer jusqu’aux dents quand on est l’assassin.

Mais qui est l’assassin ? Hé bien c’est là que ça se corse. Car le coupable est désigné par une carte, et donc, forcément, il se peut qu’il n’y ait aucun assassin au début de la partie, et une victime potentielle peut se changer à tout moment en tueur implacable. Et comment il frappe, l’assassin ? Hé bien il choisit une victime, abat ses cartes d’attaques, et les compare aux cartes de défenses de sa cible. Le plus fort l’emporte. Alors bien sûr, l’assassin a tout intérêt à cumuler un maximum de cartes d’attaques, mais s’il attend trop, un autre joueur pourrait très bien lui envoyer la police et déjouer ses plans… Des cartes « jokers » viennent également pimenter la partie en conférant aux joueurs des aptitudes spéciales.

Présenté comme ça, Assassin X a l’air palpitant. En pratique toutefois, c’est une autre paire de manches. Si le principe d’échange des cartes est assez intéressant par son côté frustrant (puisqu’on est souvent obligé de proposer des cartes qu’on préfèrerait garder),  les parties sont plutôt mollassonnes, et lorsqu’on a ni la carte assassin, ni l’intervention de police, on subit la partie plus qu’autre chose. D’ailleurs, faire appel à la police, c’est un peu la roulette russe : chaque manche est bien trop courte pour qu’on puisse vraiment deviner qui est l’assassin, et on accuse donc un peu au hasard. Du coup, il n’y a bien que l’assassin qui s’amuse un peu.

Bref, un jeu aux principes de base sympathiques, mais qui manque cruellement de dynamisme et dont on risque de vite se lasser.

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