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Dice Town

Dice Town va nous faire voyager dans l’univers Western, où chacun d’entre nous peut faire fortune en moins de temps pour qu’il n’en faut pour lancer les dés. C’est parti pour un voyage dans l’ouest américain.

Pour devenir la personne la plus influente de cette contrée, nous avons plusieurs solutions, devenir le meilleur chercheur d’or de la ville, braquer la banque, obtenir des biens à l’épicerie, charmer le client par une danse de French Cancan pour lui faire les poches, devenir l’homme de loi de la bourgade, ou acheter les terres environnante… Tout ça pour obtenir le plus de points de victoire en fin de partie, afin de régner en maître.

Nous disposons pour cela chacun de cinq dés « poker », un gobelet, et une somme en dollars en début de partie.
Nous lançons tous en même temps nos dés à l’aide de nos gobelets (ils restent donc cachés de la vue mal-intentionnée des autres bandidos), nous regardons ce qu’on a, et nous gardons les dés qui nous intéressent, pour obtenir in fine la meilleure combinaison. Le joueur peut choisir de garder plus qu’un seul dé (il peut même n’en garder aucun), mais par contre il devra payer un dollar par dé en sus. Ces dollars viendront alimenter la banque. Dès qu’un des joueurs a une combinaison qui lui convient, les autres joueurs lancent une dernière fois leurs dés non gardés. Tout est dévoilé, et selon la combinaison obtenue, on se retrouve sur une zone qui permet de gagner des pépites, des cartes, des trucs… Ou si on n’a pas eu de bol avec les lancers, on va se consoler chez Doc Badluck (et c’est parfois de belles consolations!)… Et dès qu’il n’y a plus de titre de propriété ou plus de pépites, la partie est finie, on range les cartes et les colts, et on comptabilise tout ce qu’on a devant nous! C’est à dire les pépites, les dollars, les cartes d’équipement et les titres de propriété. Et si on est chérif à la fin, bonus!

C’est l’aventure selon Sergio, ça! Et on en redemande… Alors il n’y a qu’à rejouer! Le format du jeu rend les parties assez faciles à enquiller. C’est fun, drôle, frustrant parfois, bien parsemé de hasard assez gérable (comme au poker, quoi…). Le système de choix entre les possibilités selon la forme de la combinaison équilibre bien l’ensemble, bien qu’on ait au début souvent du mal à privilégier telle ou telle zone… Bref, une réussite, au final!

El Ocho

El Ocho est un jeu de dés, tout simplement, avec dedans du stop-ou-encore pour pimenter la sauce et le funkyser un poil…

Dans la boite, petite, bleue, on trouve des dés octogonaux (huit), bleus, ainsi qu’un petit calepin et un petit crayon, pas bleus. Et le seul matériel réellement nécessaire, ce sont les dés!

Le premier joueur les lance tous, et pour marquer des points, il lui faut obtenir des « un » (cent points chacun), des « cinq » (cinquante points chacun) et/ou des brelans. Un brelan de « quatre » rapportera quatre-cent points, de « cinq » cinq-cent points, et le brelan de « un » rapporte lui le pactole, 1000 points! On choisit ensuite de relancer ou d’arrêter là et de marquer les points obtenus. Car c’est là que le stop-ou-encore intervient: si on ne marque aucun point sur une relance, on perd tous ceux obtenus lors du tour de jeu! Et si on parvient à utiliser les huit dés, on peut rejouer, mais ça reste assez rare, mais on le voit quand-même, mais ça reste assez rare (quand-même).
Et le premier qui parvient à huit-mille points gagne la partie!

C’est extrêmement simple, il y a très peu de combinaisons, on assimile ça tout de suite. La partie est rapide. C’est assez fun. Bref, c’est un bête mais cool jeu de dés!

Speed Rugby

Aujourd’hui on joue à domicile, on part donc avec un certain avantage, mais rien n’est joué, ne nous reposons pas sur nos crampons! Comme son nom l’indique, Speed Rugby est la simulation (le mot est peut-être un poil exagéré) d’un match de rugby, en très rapide. ca aurait même pu s’appeler Très Very Speed Rugby!

Dans la boite, très peu de matériel, bien que celle-ci soit d’assez belle taille! En effet, on ne trouvera que six dés et des jetons! Pourquoi une si grosse boite, alors? Tout simplement parce qu’on joue dans la boite, et ça c’est un côté sympa du jeu! C’est un jeu de dés qu’on lance dans la boite, sur un terrain ovale (forcément). Les jetons sont de trois types différents, verts, bleus et jaunes, et symbolisent les points: cinq (pour un essai), trois (pour un drop ou une pénalité) et deux (pour la transformation d’un essai). C’est un peu pénible de n’avoir pas d’inscrites sur les jetons leurs valeurs, car on se réfère tout le temps à leur signification au dos du couvercle de la boite… Quant aux dés, il y en a cinq identiques, qui ont sur leurs faces « essai », « essai avec vidéo », « drop », « faute » et « jouez ». Le dernier dé comporte trois faces vertes et trois faces rouges.

Une partie représente un match de rugby, avec ses deux mi-temps. Le premier joueur lance les cinq dés, et compte ses points. Un essai rapporte cinq points, et pour savoir si on est parvenu à le transformer, on lance le sixième dé qui indiquera « vert » (transformé et donc deux points supplémentaires) ou « rouge » (non transformé). Un drop rapporte trois points si il est marqué (selon encore une fois le résultat du dé vert/rouge). Un dé « jouez » ne rapporte rien, il représente une simple phase de jeu. Les dés « fautes » sont joués par l’adversaire qui les jette, ou tente les drops. Deuxième mi-temps: l’adversaire lance à son tour les dés. Fin de match, cinq minutes au chrono!

Il y a plusieurs façons de jouer, le mieux étant de faire un match aller à domicile et un match retour chez l’adversaire. Car dans ces conditions, l’équipe qui joue chez elle a l’avantage du terrain et lance ainsi cinq dés, alors qu’au contraire, quand elle jouera chez les copains, elle ne lancera que trois dés. Ce type de jeu rapide, basé sur ce thème, permet facilement de reproduire des vrais tournois avec pools et éliminations et finales et tout ça!

Le hasard est omniprésent dans Speed Rugby, et les seules phases de jeu où il nous faut choisir sont les fautes de l’adversaire que l’on joue, à savoir soit on tente les pénalités, soit on joue le ballon… C’est un peu dommage. Sinon ça reste très fun, en dépit de la faible implication du joueur! On se prend très bien au jeu, quand on s’immerge vraiment, on peut presque fleurer la sueur de l’autre dans la mêlée! Speed Rugby est un jeu « de comptoir », comme aime à le présenter Michel Chevalier, son créateur, destiné avant tout aux rugbymen accoudés au zinc trop las pour réellement jouer mais plus partants pour lancer des dés! Un jeu donc à sortir quand l’ambiance et l’esprit des joueurs le permettent! « Hé, un p’tit rugby?!… »

Le gros point noir de ce jeu réside dans son prix, trop cher vu le matériel proposé… Mais peu importe, chez Chamboultou, vous pouvez venir y jouer quand vous voulez!

Los Banditos

Los Banditos est un jeu pour quand on est deux, tout simplement parce que c’est un jeu qui se joue uniquement à deux. Et je crois que c’est une bonne amorce de chronique.

Dans la boite, 24 dés de quatre couleurs différentes, Des jetons « butin » allant de un à trois points, et un sachet pour ranger les dés dedans. Matériel simple, sobre, rien de surfait, pas d’artifice, strict minimum, mais pas mauvais non plus!

Début de partie, nos bandits se positionnent face à face, autour d’une table de préférence, car on est dans le far-west de salon, et on pose les jetons faces cachées en pile . On retourne les quatre premiers que l’on dispose en ligne. Le premier joueur pioche un dé, le lance, et le pose devant le jeton de son choix. L’autre joueur pioche deux dés, les lancent, et les posent à son tour devant un ou deux jetons de son choix, de son côté à lui, et ainsi de suite. Le but du jeu est de réaliser des combinaisons de trois dés meilleures que celles de l’adversaire, pour gagner le butin. Par exemple, si moi devant un jeton j’ai mis trois dés qui forment un brelan couleur, et que l’autre type, là, en face, n’a fait qu’une pauvre paire et même pas couleur, et ben c’est moi qui empoche le jeton, on remet les six dés dans le sachet et on retourne un nouveau jeton pour remplacer celui que j’ai gagné, parce que je suis trop fort, décidément.

Un très bon jeu à deux, très addictif, basé sur les combinaisons de poker avec des dés. Il tourne très bien et génère une bonne tension (« mais je vais faire un six bleu, oui? »). Un bon Knizia, mais quand même loin d’être dans ses meilleures créations!

Wazabi

Avec Wazabi, Gigamic nous gratifie une nouvelle fois d’une boite carrée (décidément, ils ont dû négocier une très grande quantité de boites de ce format…) pour nous proposer un jeu simple et rapide à apprendre.

L’objectif pour gagner est de se débarrasser de tous ses dés, chaque joueur en ayant reçu 4 au début de la partie ainsi que des cartes actions.

Chacun leur tour, les joueurs doivent lancer leurs dés puis effectuer certaines actions en fonction des résultats obtenus (les faces des dés ne sont pas numérotées mais contiennent 3 types de symboles différents). Ils peuvent ainsi donner un (voire plusieurs) dés à un adversaire, piocher 1 (ou plusieurs) cartes de la pioche et/ou jouer l’une des cartes qu’ils ont en main. Les cartes ont des effets qui peuvent influer sur les dés (en jeter 1, en donner1, etc…) ou sur le cours de la partie (un joueur passe son tour, …).

Si le design des dés est plutôt réussi, les cartes auraient mérité plus d’attention. En effet, les couleurs choisies,  associées au fond noir des cartes, ne sont pas des plus agréables et certaines cartes sont mal détourées. Heureusement les dessins relèvent le niveau grâce une légère pointe d’humour.

Les règles s’apprennent très rapidement (environ 1 minute montre en main) et il appréciable de pouvoir enchainer plusieurs parties de suite vu la durée de chacune d’elle. Wazabi est un très bon jeu apéro que l’on peut ressortir n’importe quand et avec n’importe qui (joueurs ou non); bref un jeu à garder à portée de main pour bien commencer/finir une soirée.

Gigamic a mis en ligne un site sur lequel on peut essayer Wazabi, alors : bon jeu à tous.