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Isla Dorada

Il existe des jeux dont le matériel, par son graphisme ainsi que son originalité, vous met l’eau à la bouche, Isla Dorada est l’un d’eux.

Ce jeu nous fait porter la casquette d’explorateur dans des années 30, au milieu d’une île mystérieuse où grouillent moult trésors dissimulés dans les villages autochtones.

Le jeu est composé d’un plateau représentant l’île avec les différents villages, les sentiers (désert, jungles, chemin de montagne) et les voies navigables que l’on peut emprunter pour nous permettre de rechercher le plus de trésors possibles.

L’île étant dangereuse, les joueurs vont se déplacer ensemble, pour ne pas affronter seuls les créatures pouvant la peupler.

En début de partie, les joueurs auront dans leurs mains une carte malédiction (représentant un village situé sur la carte avec un malus), une carte destinée (correspondant à l’objectif que le joueur doit atteindre pour obtenir le plus de points en fin de partie), deux cartes trésors (avec indiqué dessus le nom d’un village avec le nombre de trésors dissimulés dedans), six cartes aventure qui nous permettent de nous déplacer sur les différents chemins du plateau, ainsi que l’équivalent de 10 pièces.

A chaque tour de jeu, le chef d’expédition commence les enchères pour faire prendre au totem expédition le chemin qu’il souhaite, les autres joueurs augmentent les enchères pour permettre d’emprunter le chemin qu’ils préfèrent. Le Joueur qui remporte l’enchère devra régler avec les cartes aventures (& pièces) correspondant au chemin choisi et en bonus il remporte aussi le sceptre du chef d’expédition.

Sur chaque village visité, un des 16 marqueurs du jeu est disposé; Les joueurs ayant des cartes trésors ou malédictions concernant le lieu doivent les poser devant eux. Ces points seront décomptés lors de la fin de partie.

Tous les joueurs piochent une nouvelle carte aventure pour la remettre dans leur main. Certaines de ces cartes ont d’autres fonctionnalités que le déplacement, elles peuvent aussi permettre de piocher des cartes trésors, déplacer un des deux monstres qui peuplent l’île (Big Foot & Léviathan) pour bloquer un sentier, piocher des cartes dans la main d’un autre joueur…

Ce jeu, élaboré par Bruno Faidutti, est assez facile d’approche et simple d’accès grâce à son aide de jeu,  et nous pouvons passer un bon petit moment entre amis. La qualité des Illustrations et du matériel de la boite de jeu le rendent encore plus attractif.

Folie des Glandeurs (La)

Il n’y a pas à dire : les Allemands sont les maîtres de l’industrie européenne, et parviennent quand même à nous donner des leçons d’écologie. Prenez Reiner Knizia par exemple, le plus prolifique auteur de jeux de société de toute la Germanie (voire même du monde entier) : il a beau produire plusieurs nouveaux jeux par an, il lui arrive également de vouloir jouer la carte de l’éco-citoyenneté en recyclant une de ses vieilles productions. Et justement, en fouillant dans ses cartons, Knizia est retombé sur Slam Dunk, sorti il y a une dizaine d’année. Après l’avoir épousseté et débarrassé de ses allusions à Homer Simpson et ses beignets, Knizia nous le représente sous un nouveau packaging – et un nouveau thème : la glandouille au boulot. Bon, la glandouille, ce n’est pas vraiment une valeur typiquement allemande, mais en bon entrepreneur, Knizia a certainement visé d’entrée de jeu le marché international.

Or donc, comment joue-t-on ? C’est simple. Dans la boite, un gros paquet de cartes, illustrées de scènes classiques de tirage au flanc dignes de Caméra Café. Chaque carte dispose d’une valeur (positive ou négative) et arbore également un ou deux trombones. Le premier joueur attrape le talon et retourne les cartes, les unes après les autres, devant les autres joueurs. Dès que l’un d’eux veut récupérer les cartes déjà jouées, il abat sa main sur la pile. Ce joueur devient alors le nouveau donneur, et la partie continue jusqu’à ce que tous les joueurs aient trois piles de cartes devant eux. On compte alors les points pour déterminer qui est le plus grand glandeur.

Pour compter ses points, chaque joueur doit simplement faire la somme des valeurs des cartes qu’il a récupérées, en sachant que les cartes portant deux trombones ne valent des points que si on les possède en double. A cela viennent s’ajouter quelques cartes spéciales, comme la Sieste ou l’Employé du Mois. Une fois le glandeur du mois élu, on commence une nouvelle manche, la partie s’arrêtant dès qu’un joueur a gagné deux manches.

Malgré son thème, ce jeu demande donc de la réactivité, de la mémoire et des réflexes. Et aussi (comme Jungle Speed) des mains particulièrement robustes, les écrasages de doigts étant particulièrement fréquents.

Boomerang

Si vous avez toujours rêvé de traverser le désert australien vêtu d’un simple pagne et de traquer des kangourous pendant des jours entiers, alors Boomerang est fait pour vous. Et si vous n’avez pas ce genre de fantasme, mais que vous aimez les petits jeux d’enchères, Boomerang pourra vous séduire tout autant.

Une partie de Boomerang se déroule en un certain nombre de manches. Chaque manche commence par la révélation de cinq cartes arborant chacune un animal ainsi que deux types de territoires. Les joueurs choisissent alors secrètement un type de territoire sur lequel ils vont chasser en plaçant le pion correspondant devant eux. Commence alors une phase d’enchère où les joueurs doivent miser des boomerangs (en fait, des pions en forme de boomerang).

Lorsqu’un joueur ne peut plus (ou ne veut plus) miser, il pose son pion de territoire (sans le révéler) sur la pioche et récupère tous les boomerangs qui ont déjà été misés. Les autres joueurs continuent de miser, jusqu’à ce que tous aient choisi de s’arrêter, sauf un : ce dernier retourne alors son pion territoire et récupère toutes les cartes d’animaux qui lui sont associées. On retourne alors les pions des autres joueurs dans l’ordre (de l’avant-dernier à avoir passé jusqu’au premier) et chacun peut récupérer les cartes correspondant à son pion… s’il en reste évidemment ! Une fois la distribution terminée, une nouvelle manche commence, jusqu’à épuisement de la pioche.

Le décompte des points est assez particulier et influence fortement le déroulement du jeu et les choix tactiques des joueurs. Il est en effet inutile d’accumuler un maximum de cartes de toutes sortes, car les points sont distribués selon un principe de majorité : pour chaque animal, c’est le joueur qui a récupéré le plus grand nombre de cartes correspondantes qui gagne ce même nombre de points, les autres joueurs n’en remportant aucun. Ainsi, si j’ai quatre tatous et que mon voisin en a trois, je gagne 4 points et mon voisin 0. Eh oui, la vie est dure dans le bush australien.

The Boss

Dans The Boss, vous vous retrouvez à la tête d’un gang mafieux, bien décidé à faire main basse sur les différentes métropoles américaines. Grâce à vos indicateurs, vous devrez essayer de repérer les coups les plus juteux – et surtout vous arranger pour que vos concurrents ne viennent pas vous couper l’herbe sous le pied.

Chaque partie compte entre trois et cinq manches. Le nombre exact de manches n’est connu qu’au dernier moment, ce qui incite les joueurs à être toujours en tête, puisqu’à partir de la troisième, chaque manche pourrait être la dernière de la partie.

Les cartes qui composent le cœur du jeu se divisent en deux catégories : d’abord une série de huit cartes spéciales associées à différentes grandes métropoles américaines et servant à constituer un plateau, puis une pile de 27 cartes représentant les gains possibles dans les différentes villes. Au début de chaque manche, on dépose une carte face cachée devant chacune des villes, puis on distribue le reste entre les joueurs. A tour de rôle, chaque joueur va pouvoir utiliser ses pions de gangsters pour miser sur une ville, après quoi il doit révéler une de ses cartes.

Au fur et à mesure que la manche avance, la nature des cartes dissimulées devient donc de plus en plus évidente. A la fin de la manche, le joueur qui dispose du plus grand nombre de gangsters dans une ville donnée récupère la carte secrète correspondante : il s’agira le plus souvent d’un certain nombre de millions de dollars qui constituent autant de points de victoire, mais il peut également arriver qu’un gangster se retrouve à l’hôpital ou en prison pour un certain nombre de manches, voire qu’il se fasse éliminer définitivement.

Quelques subtilités viennent enrichir ce jeu de bluff et de majorité : tout d’abord, le dos des cartes indique la ville à laquelle elles sont associées, ce qui permet de savoir de quel genre d’indice les autres joueurs disposent. Ensuite, la ville de Chicago possède un fonctionnement particulier : aucune carte ne lui est associée mais sa valeur dépend de celle des villes situées à sa gauche, et au fil des manches, Chicago change de place dans l’ordre des métropoles, ce qui fait chaque fois augmenter sa valeur potentielle.

Bien évidemment, le vainqueur est celui qui a amassé la plus grosse fortune à la fin de la partie.

The Boss a reçu le Chamboultou de Bronze 2011 au dernier Festival des Jeux Chamboultou, où il a également reçu le Chamboultou du Public 2011.

Biblios

Biblios vous plonge au cœur d’un monastère du Moyen-Age. Votre but est de faire en sorte que votre bibliothèque soit plus imposante que celles des autres monastères… Autrement dit de vos adversaires.

Pour ce faire, 5 éléments vont être convoités par les joueurs : les pigments, les livres sacrés, les manuscrits, les grimoires interdits et les moines. Chacun de ces « ingrédients » est représenté par un dé posé sur le plateau de jeu, dont la face supérieure indique sa valeur. Plus un ingrédient aura une côte élevée, plus il risque d’être convoité. A contrario, moins la valeur d’un élément sera haute, plus il sera délaissé. Les joueurs risquent donc d’être plusieurs à se battre pour un même élément, qu’un seul joueur remportera au final.

Pour jouer, les joueurs vont utiliser 3 types de cartes (« or », « catégorie » – pigments, manuscrits, etc … – et « Églises ») qu’ils vont se répartir et acheter au cours de 2 phases de jeux distinctes mais complémentaires.

Lors de la première phase, dite phase de dons, les joueurs vont, tour à tour, piocher un certain nombre de cartes en fonction du nombre de joueurs présents. Puis parmi ces cartes, ils ne vont en garder qu’une seule pour eux-même, en mettre une seule dans la pile « d’enchères » qui sera utilisée lors de la deuxième phase de jeu, et donner les autres à leurs adversaires. Une fois que toutes les cartes de la pioche ont été distribuées, les joueurs passent à la seconde phase, dite phase d’enchères.

Pour cette manche, les cartes précédemment mises dans la pile d’enchères vont être, une à une, mises en vente entre les joueurs. Chaque carte reviendra au joueur qui aura misé le plus dessus. Pour acquérir une carte « Or », les joueurs devront payer en carte « Catégorie », et vice versa. Ce qui implique donc que, lors de la première phase, les joueurs aient pensé et réussi à avoir une main suffisamment variée.

Durant ces 2 phases, les joueurs vont être amenés à acquérir des cartes « Églises ». Dans ce cas, le joueur concerné peut augmenter ou diminuer la valeur des dés. Au fil de ces modifications, les joueurs doivent donc réadapter leur stratégie. De même, il faut faire attention à ne pas augmenter trop rapidement la valeur d’un seul élément au risque que les adversaires se liguent et la fasse chuter brutalement en fin de partie.

La partie se termine lorsque la pioche de la phase d’enchères est épuisée. Les joueurs calculent alors, pour chaque catégorie (copistes, etc … ) leurs scores en additionnant les points figurant sur leurs cartes de catégorie. Pour chaque catégorie où un joueur obtient le plus de points, il prend le dé correspondant à cette catégorie sur le plateau de jeu. Une fois que les 5 dés ont été attribués, les joueurs font le total des points figurant sur leurs dés. Le joueur qui obtient le plus haut score remporte la partie.

Biblios est un très très bon jeu, tant au niveau de la qualité de son matériel qu’au niveau de ses règles. Celles-ci s’apprennent très rapidement et très facilement, même s’il faut bien 2 ou 3 parties pour commencer à réfléchir réellement à l’élaboration de stratégies.

Avec ce jeu, Iello a dans sa collection de jeux une véritable pépite.

Non Merci

Gigamic aime le métal pour ranger ses jeux dedans, et quand il s’agit de bons jeux, il a raison ! C’est quoi un bon jeu ? C’est quand on comprend la règle en moins de 5 minutes, quand on prend du plaisir et qu’on enchaîne les parties sans se lasser… Non Merci a toutes ces qualités.

Il s’agit simplement d’un jeu de cartes, sur lesquelles figurent des valeurs. Il faut en récupérer pour réaliser des suites. Si on ne veut pas de la carte circulante, on refuse en se défaussant d’un de ses jetons rouges (oui, c’est un jeu de cartes avec des jetons, mais rien à voir avec le poker !), et pareil pour le voisin, et pareil jusqu’à ce que quelqu’un prenne la carte avec tous les jetons qui sont dessus…

A la fin, on fait la somme des cartes de première valeur de chacune des listes qu’on a constituées, et on retranche le nombre de jetons que l’on a en mains. And the winner is celui qui a la plus petite valeur.
Plusieurs caractères sont requis : du sang-froid, du calcul, du pari, beaucoup de risques et même une pointe de bluff !

Bohnanza

Prenez un jeu des 7 familles tout simple, ajoutez des haricots, une bonne dose de business, de stratégie et une cuillérée d’humour, mélangez, et voici bohnanza !

Dans ce jeu vous êtes un cultivateur de haricots, votre but est de planter les haricots de la même famille dans les deux champs dont vous disposez. Vous récoltez ensuite vos haricots, plus ils sont nombreux plus vous engrangez de thunes. Le gagnant est celui qui est le plus riche à la fin de la partie.

Vous devrez utiliser vos cartes dans l’ordre où elles vous ont été distribuées et votre première action de chaque tour sera de « planter », c’est-à-dire de jouer la première carte de votre main. Le hasard a donc son mot à dire dans ce jeu. Mais le seconde action de votre tour de jeu fait appel à votre sens de la stratégie et surtout à vos talents de négociateur : il s’agit de négocier avec les autres joueurs des cartes de la pioche mais également de votre main et de faire monter les enchères.

Une recette simple, un jeu prenant et drôle, trois bonnes raisons de l’essayer !