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Caverna : le passé d’Agricola

Quand on évoque Uwe Rosenberg, on pense forcément à Agricola, le célébrissime jeu de pose d’ouvriers et de gestion de ressources rempli de vaches, veaux, cochons et autres moutons*. Et on a finalement bien raison d’y penser, car Agricola a fortement marqué le petit monde ludique. Non seulement Agricola a donné plein d’idées à d’autres créateurs de jeu, mais il a également donné plein d’idées à son propre auteur, qui n’ eu de cesse de décliner ses mécaniques fondamentales dans d’autres jeux, comme Le Havre, Ora & Labora, Aux Portes de Loyang… sans compter les versions « light » que sont Agricola : terre d’élevage et Le Havre : port fluvial. Et après avoir fait un bond dans le futur (ou plus exactement dans notre présent, qui est le futur d’Agricola) avec Le Havre, Rosenberg nous propose un bond colossal dans le passé, aux origines de la civilisation humaine, avec Caverna.

 caverna_boiteD’après son auteur, Caverna n’est pas une simple transposition d’Agricola aux temps des cavernes, mais bien une refonte complète du système de jeu. Chaque joueur débute la partie avec un couple de fermiers, chacun pouvant accomplir une action par tour. Il va donc falloir agrandir sa famille pour pouvoir bénéficier d’une main d’oeuvre plus conséquente et construire sa ferme, planter ses blés et élever ses animaux. Mais le jeu propose également une gestion de la caverne d’origine, où la famille du joueur pourra procéder à des minages afin d’extraire de précieuses gemmes. Rien de bien révolutionnaire en somme, mais les fans d’Agricola s’y retrouveront certainement !

Annoncé il y a plusieurs mois chez Lookout Games, Caverna sera publié en français par Filosofia, qui avait déjà signé la VF des versions pour deux joueurs Agricola : terre d’élevage et Le Have : port fluvial. Le jeu sera disponible à Essen, la grand-messe annuelle du jeu de société, le mois prochain. Comme ses grands frères, Caverna propose un mode solo, mais étend le nombre de joueurs possibles à 7, pour une durée moyenne annoncée de 120 minutes.

*On oublie par contre un peu trop facilement Bohnanza, qui, s’il ne fait absolument pas partie du clan des kubenbois, demeure un petit bijou de commerce et de négociation.

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Pandémie : Isolation

Pandémie est un jeu qui marche fort. Très fort. Tellement fort que les fans en demandent toujours plus. Du coup, il a déjà connu deux extensions (dont la deuxième devrait être disponible en français incessamment sous peu). Mais les fans, ils n’en ont jamais assez. Alors Matt Leacock, l’auteur du jeu, a décidé de proposer des scénarios utilisant le matériel officiel, histoire de proposer de nouveaux défis à ceux qui ont déjà fait le tour de la question. Et la bonne nouvelle, c’est que nos amis de chez Filosofia ont traduit ce scénario et le mettent gratuitement à disposition au format PDF !

Dans Pandémie : Isolation, quatre ville du continent américain décident d’établir une quarantaine afin de se protéger des épidémies. Cela garantit la sécurité de leur population, mais cela complique également la tâche des médecins internationaux qui ne peuvent pas s’y rendre, et doivent gérer le reste du monde comme ils peuvent…  Le document PDF fournit toutes les indications de mise en place de ce scénario, qui ne nécessite que le jeu de base.

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Plato n°47

plato47Et voilà le 47° numéro de Plato, le magazine des jeux de bonne société, qui débarque dans toutes les bonnes boutiques et toutes les bonnes boîtes aux lettres. Quoi quoi quoi ?! vous entends-je déjà marmonner derrière votre écran. Il nous parle du numéro 47 alors qu’il n’a même pas soufflé mot du numéro 46 ? Et oui, notre dernier coup d’œil à cette indispensable revue remonte au numéro 45. Pourtant, le 46 était très bien aussi, avec plein de pages en couleurs qui parlaient de plein de jeux super sympa. Mais voilà, des fois, on oublie un peu, et quand on y pense enfin, paf ! Le nouveau numéro arrive.

Et donc voici le numéro 47 de Plato, le magazine qui pourra se vanter de m’avoir fait bondir de joie et courir en cercle à la vue de sa couverture. Parce que les jeux, c’est bien. Les jeux de société, c’est mieux. Mais les jeux de société avec des gens morts qui grignotent des gens vivants, y a quand même que ça de vrai ! Je vous parlais déjà dans un précédent article de la parution en anglais de deux jeux de société tirés de The Walking Dead, le premier s’inspirant de la série télévisée, et l’autre de la bande dessinée désormais culte de Robert Kirkman. Et c’est justement ce dernier jeu, publié à l’origine par Zman Games, qui vient de paraître en français chez Filosofia. Du coup, Plato nous gratifie d’une présentation détaillée du jeu ainsi que d’un interview de son auteur.

On me souffle à l’oreillette que tout le monde n’aime pas forcément les zombies et leur gastronomie. Même si je trouve cette idée parfaitement saugrenue, sachez que Plato 47 ne parle pas que de ça : on y trouve également un petit dossier sur le rapport entre les licences et le jeu de société, un retour sur le phénomène Heroclix, et bien sûr des tas de critiques et de présentations complètes de jeux aussi variés qu’Innovation, Deadwood, Ninjato ou encore Alba Longa.

Enfin vous trouverez en cadeau bonus quatre nouvelles tuiles pour Descendance, où Gigamic donne un nouveau sens à l’expression « jeu familial ».

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Agriculture intensive

Décidément, le monde agricole occupe une place très importante dans la vie d’Uwe Rosenberg. Après avoir commencé sa carrière en cultivant des haricots dans Bohnanza, il a ravi les amateurs de gros jeux de gestion avec Agricola et ses diverses extensions, l’auteur allemand a fait une petite incartade dans le monde industriel avec Le Havre, avant de s’intéresser de nouveau au monde paysan avec Ora et Labora. Mais apparemment, le grand amour d’Uwe Rosenberg demeure Agricola, puisque non content de sortir régulièrement des extensions pour ce jeu, il nous revient aujourd’hui avec une version spécialement conçue pour deux joueurs.

Pour la version francophone intitulée Agricola : Terre d’élevage,  c’est Filosofia qui s’y colle. Une fois l’étonnement passé (après tout, les derniers jeux de Rosenberg – y compris Agricola - étaient tous sortis chez Ystari Games) on ne peut que se réjouir : en effet, aussi passionnant que soit le jeu d’origine, il n’était pas vraiment convaincant à moins de trois joueurs. De fait, l’auteur a passé ces derniers mois élaborer cette version spéciale, qui reprend tous les concepts de son grand frère. Il ne s’agit donc nullement d’une version simplifiée, même si les parties sont annoncées comment sensiblement plus rapides (moins de 45 minutes, voilà qui risque d’ébahir les fans d’Agricola).

Seul bémol à cette bonne nouvelle : il va falloir attendre mai 2012 pour pouvoir goûter aux joies de l’agriculture à deux. Voire un mois de plus si vous vivez au Canada. Un peu tard pour commencer les semailles, mais que voulez-vous, y a plus de saison, ma bonne dame !

Pour en savoir plus, le billet d’actualité sur le site de Filosofia Games.

walkingdead

What’s in your head, zombie ?

Depuis quelques années, les zombies ont le vent en poupe. Que ce soit au cinéma, dans la littérature, la bande dessinée et même la télévision, on assiste à une véritable déferlante de gens morts qui aiment bouloter les gens vivants. Et si le milieu du jeu de société n’a pas attendu que le grand public s’intéresse à cette mythologie moderne pour utiliser le thème des morts-vivants dans ses créations (on pense notamment au Zombies!!! de Todd Breitenstein et ses nombreuses extensions), ces derniers mois ont vu le petit milieu du jeu de société mangeur de cerveau connaître une véritable effervescence, certainement due au succès de la série The Walking Dead de Robert Kirkman, dont l’adaptation télévisuelle en est à sa deuxième saison.

Et justement, The Walking Dead a connu un succès si impressionnant que la franchise commence à se décliner sous tous les formats – jeu de société compris. Étonnamment, ce n’est pas un, mais deux jeux de plateau directement inspirés de l’œuvre de Kirkman. Le premier, publié par Zman Games, et tiré de la bande dessinée, et le second, publié quant à lui par Cryptozoic Games, et dérivé de la franchise télévisuelle. Cela ne risque pas d’apaiser le débat passionné qui oppose les fans du comic book à ceux de la série télé. Mais les autres joueurs ne pourront que se satisfaire d’avoir ainsi le choix. Choix qui s’avère difficile, tant les deux jeux possèdent chacun leurs qualités. Un fan de zombies n’aura donc qu’une solution : acheter les deux !

The Walking Dead - Cryptozoic Games

Oui, mais – car je vous vois venir – qu’en est-il des fans de bouloteurs de cervelles qui n’entravent pas grand-chose à la langue d’Elvis Presley ? Hé bien c’est là que nos amis de la Belle Province viennent à notre rescousse. Filosofia, l’éditeur québécois qui fait désormais partie des grands ce milieu, a récemment racheté (ou signé un partenariat, ou demandé en mariage, on sait pas trop) Zman Games, l’éditeur américain. Visiblement, les deux ne s’en portent que mieux, Filosofia récupérant le catalogue de son confrère, tandis que Zman Games va pouvoir (re)venir en force sur le marché francophone. Et l’un des premiers jeux Zman Games adaptés dans la langue de chez nous par Filosofia n’est autre – vous l’aurez deviné – que The Walking Dead.

Cela faisait déjà un petit moment que la rumeur courait sur les forums (ou plus exactement que les fans de la série harcelaient Filosofia pour avoir droit à une traduction), mais le récent billet de Filosofia rend la chose officielle : The Walking Dead version française sortira en juin 2012.

A sa sortie en 2011, ce jeu a connu un très bon accueil, notamment aux différentes conventions de comic books durant lesquelles il a été présenté aux aficionados de la série. Nul doute que les fans français lui réserveront eux aussi un accueil chaleureux !

Le principe de jeu est plutôt simple : chaque joueur incarne l’un des héros de la série, et doit s’aventurer dans la campagne de Géorgie envahie par les « rôdeurs » afin de découvrir le havre de paix dans lequel les survivants pourront trouver quelques jours, voire quelques semaines de répit. The Walking Dead : le jeu de plateau peut réunir jusqu’à six joueurs autour de la table, en mode semi-coopératif : il est en effet possible de s’allier pour augmenter ses chances de survies, mais rien n’empêche un joueur d’abandonner ses petits camarades dans les pires situations ! Et si vos amis et votre famille n’apprécient que modérément les gens morts qui mangent les gens vivants, qu’à cela ne tienne : un mode solo est également disponible.

Pour conclure, voici une petite vidéo publicitaire de la version américaine du jeu qui, si elle n’en dit pas beaucoup sur le jeu lui-même, a le mérite d’être drôle :

Les Colons de Catane

S’il est un jeu emblématique de la production ludique allemande de ces vingt dernières années, c’est bien Les Colons de Catane. Publié pour la première fois en Allemagne en 1995, il a été très rapidement traduit dans de nombreuses langues et a suscité l’engoûment chez les joueurs du monde entier, devenant ainsi à la fois l’un des pionniers du jeu de société moderne et la figure de proue des jeux « à l’allemande » qui n’ont cessé depuis de déferler dans nos boutiques.

Le succès des Colons de Catane fut tel qu’il a connu diverses extensions venant prolonger sa durée de vie, et a même été décliné en jeu de cartes, en jeu de dés, voire en application pour smartphone. Aujourd’hui, Catane n’est plus un simple jeu mais une véritable franchise, et sa célébrité est si grande qu’on le trouve désormais dans quasiment toutes les boutiques de jeux, à côté des grands classiques.

Une partie des Colons de Catane commence par la mise en place du plateau de jeu, à savoir une île constituée d’hexagones représentant différents types de terrains et entourées d’hexagones d’océan. Chaque joueur place ensuite ses deux premières colonies sur des intersections, un pion « voleur » au centre de l’île, et la partie peut commencer.

Le premier joueur commence par lancer les dés pour déterminer quels hexagones vont produire des ressources (bois, minerai, laine…) et tous les joueurs ayant des colonies en contact avec les terrains concernés peuvent récupérer les cartes ressources correspondantes. Le joueur dont c’est le tour peut alors tenter d’échanger ses ressources avec les autres joueurs, avant de passer à la phase de construction, où il va pouvoir construire des routes, bâtir de nouvelles colonies ou transformer des colonies en véritables villes, en dépensant évidemment les ressources glanées. Puis c’est au tour du joueur suivant, jusqu’à la fin de la partie. Et comment gagne-t-on ? Tout simplement en étant le premier à cumuler 10 points de victoire, que l’on obtient essentiellement en construisant des colonies et des villes.

Petite subtilité : quand on obtient un 7 aux dés lors de la détermination des ressources, le pion voleur passe à l’action : les joueurs qui ont une trop grosse réserve de cartes ressources en perdent la moitié, et le joueur dont c’est le tour peut repositionner le voleur sur l’hexagone de son choix, qui ne produira plus rien aussi longtemps que le pion y restera.

Le Secret De Monte-Cristo

Qui n’a pas lu Alexandre Dumas et qui n’a pas souffert les quatorze années d’emprisonnement de ce malheureux?… Et bien aucune importance, car ici l’idée sera de récupérer le maximum de trésors dans le Château D’If pour marquer le plus de points possibles et ainsi passer devant tous nos adversaires! Jusque là tout est très classique.

Dans la boite on trouve un plateau de jeu, des aventuriers de quatre couleurs différentes (une par joueur), des diamants de cinq couleurs différentes (symbolisant les cinq ressources à trouver dans les donjons du château), des cartes et des quarts de diamants aux cinq couleurs sus-mentionnées. On trouve aussi – et surtout – des billes de quatre couleurs différentes (une par joueur) et un action slide! Un?… Un action slide, oui messieurs-mesdames! Mais qu’est-ce donc que cette bestiole?! Un « glissement d’action »?… Presque, en effet!

Pour jouer, chacun choisit sa couleur et place son marqueur sur le zéro de la piste de score présente sur la plateau. Sur l’action slide sont représentés quatre items symbolisant les quatre phases d’un tour de jeu, que l’on effectue en boucle tout le long de la partie. Sur la rampe correspondant à chacun de ces items, sont disposées les billes des joueurs. La bille la plus en bas déterminera quel est le joueur qui sera « actif » pour cette action. Une fois jouée cette phase, il prendra sa bille et la disposera en haut d’une des trois autres rampes. Et ainsi de suite pour chaque tour de jeu. Les quatre phases sont les suivantes:
– piocher des cartes: le joueur actif choisit celle qu’il préfère et distribue les autres à sa guise aux autres joueurs. Sur les cartes figurent un certain nombre de sacs de couleurs (aux couleurs des cinq ressources) et d’aventuriers). Chaque joueur prend à Marseille le nombre d’aventuriers représenté sur la carte.
– Le joueur actif place jusqu’à trois de ses aventuriers dans le château, les autres un seul.
– Le joueur actif pioche quatre quarts de diamants au hasard et les dispose où il veut pour compléter les camemberts de diamants présents dans chacun des six donjons du château.
– Le joueur actif peut modifier les valeurs des ressources ou la position d’une de ses billes sur l’action slide.
Dès qu’un camembert de diamants est rempli (quatre diamants), on passe à une phase de récupération de trésors. C’est à dire que pour chacun des donjons du château, le joueur dont le nombre d’aventuriers est majoritaire peut voler des trésors, à la condition d’avoir suffisamment de sacs de la couleur des trésors qu’il veut. Les aventuriers voleurs retournent à Marseille. Chaque joueur compte les points gagnés selon la valeur de chacune des ressources à ce moment du jeu. Et ça continue… Et le premier joueur à avoir atteint 40 points gagne.
Notons qu’au moment de placer ses aventuriers dans le château, le joueur peut aussi choisir d’en placer un dans la zone « bonus » en haut du plateau, qui permet de marquer deux points, ou de piocher une carte qui servira de sac « bonus » à la couleur de son choix au moment du vol des trésors, ou de prendre trois aventuriers à Marseille, ou de placer deux aventuriers supplémentaires sur le plateau.

Ce Secret De Monte-Cristo est le premier jeu 100% Filosofia, qui a jusque là réédité pour le marché français des jeux – souvent très bons – allemands. Il leur fallait donc un quelque chose de différent et de ludiquement innovant et fonctionnel pour marquer le coup. C’est chose faite, car ce Monté-Cristo est assez complet. Le livret de règles est bref et rapide à lire, pour un jeu qui recèle pourtant de mécaniques diverses. Les quatre phases de jeu et l’importance du joueur actif pour chacune d’elles, mêlées à de nombreux paramètres tous imbriqués les uns aux autres, et particulièrement la gestion de ces joueurs actifs aux tours suivants, font au final qu’on a devant nous un jeu très simple, finalement assez rapide, au mécanisme très dense. Il faut tout le temps jouer en fonction du jeu des autres, de leurs évolutions, et de l’évolution du plateau. Le jeu est sympa à deux, mais prend toute sa complexité stratégique à quatre, où le moment des phases de décompte est réellement fatidique, et où la bataille est rude pour que nos aventuriers soient majoritaires dans les donjons qui nous intéressent. La multiplicité des paramètres font que le nombre de parties jouées agrémente considérablement nos stratégies et notre appréhension de la partie (ce qui ne signifie pas pour autant une victoire assurée!).

Le Secret de Monte Cristo a obtenu le Chamboultou d’Or au Festival Chamboultou 2011.

Pandémie

Que ce soit la grippe A en 2010, le virus-T en 1998, ou bien d’autres avant ceux-là, le monde est régulièrement frappé par l’apparition d’un virus relativement virulent. Si, jusqu’à présent, chaque virus a pu être contenu et maitrisé, la situation devient périlleuse lorsque ce sont 4 virus qui apparaissent simultanément aux quatre coins du globe, et les chercheurs doivent travailler rapidement et de façon coordonnée pour éviter que la pandémie ne devienne fatale.

Pandémie est un jeu coopératif qui vous place dans la peau de scientifiques chargés de contenir les contaminations et de découvrir dans le même temps les vaccins permettant de vaincre ces maladies. Vous aurez donc à cœur de parcourir le monde pour aller sur les lieux les plus infestés pour soigner la population tout en veillant à avancer vos recherches pour éradiquer définitivement les virus. Malheureusement pour vous, ils sont violents et se propagent très rapidement. D’ailleurs, dès le début de la partie, 18 virus (représentés par des cubes de couleurs différentes) sont disposés sur le plateau.

Après avoir installé le jeu, les joueurs doivent prendre au hasard un rôle parmi les 5 proposés. Chaque rôle a une capacité spéciale distincte et nécessaire pour mener à bien la mission. Un joueur pourra découvrir les remèdes plus rapidement, un rôle permet de soigner immédiatement les villes où le joueur se trouve, un autre pourra déplacer les autres joueurs, etc… Tous ces rôles sont complémentaires et il est indispensable de bien synchroniser les actions et de coopérer.

Ensuite, à chacun de leurs tours de jeu, les joueurs pourront exécuter 4 actions telles que se déplacer dans une autre ville, construire une station de recherche, mettre au point un remède et bien d’autres. Chaque action doit être réfléchie car une erreur peut vite avoir des répercussions qui vont nécessiter plusieurs tours de jeux pour être réparées. A la fin du tour, chaque joueur joue la « propagation », c’est à dire qu’il doit faire apparaitre de nouveaux foyers infectieux de façon aléatoire en tirant des cartes spécifiques. On se rend alors rapidement compte que les virus se propage à une allure phénoménale et qu’il faut hiérarchiser les priorités d’actions. En effet, à une partie à seulement de 2 joueurs, ce sont pas moins de 6 villes par tour de table qui sont nouvellement infectées. Et ce chiffre augmente de façon proportionnelle en fonction du nombre de joueurs et de l’avancée dans la partie.

Pour venir à bout d’un virus et en découvrir le remède, un joueur doit réussir à amasser 5 cartes de la même couleur (chaque couleur représente l’une des 4 régions du monde et l’un des 4 virus), aller dans une station de recherche et se défausser de ses cartes. Chaque remède nécessite donc un grand nombre d’actions et de tours de jeux avant d’être mis au point.

Pour remporter la partie, les joueurs n’ont qu’une seule solution : mettre au point les 4 vaccins avant que l’une des conditions de défaite ne soit remplie. Et elles sont nombreuses puisqu’on peut perdre de 3 façons différentes : si le nombre d’éclosions totale atteint 8, s’il n’y a plus de cartes Joueurs et si tous les cubes d’une maladie sont sur le plateau.

Pandémie est un excellent jeu qui s’apprend en quelques minutes mais qui demande réellement une coopération et une coordination entre les joueurs. La tension est palpable jusqu’à la fin et il n’est pas rare de perdre sur le fil.
Bien que la boite indique qu’il est jouable à partir de 2 joueurs, sa mécanique est si bien ficelée que l’on peut aisément jouer seul en incarnant 2 rôles différents. Ce qui est un véritable atout.

Coeur De Dragon: la vidéo!

Coeur De Dragon: la vidéo!

Le samedi 18 décembre, nous avons bravé la neige qui s’est abattue sur notre Corrèze et nous nous sommes chauffés aux flammes de dragons! C’était en effet une soirée spéciale Coeur De Dragon, le jeu de chez Filosofia. Ce jeu avait été le préféré des adhérents du Bar A Jeux Chamboultou l’été dernier.

Et voici le jeu et la soirée en images qui bougent:

Et n’oubliez pas, le 15 janvier, chez Chamboultou, nous recevons Michel Chevalier, l’auteur de Speed Rugby, pour une nouvelle soirée spéciale!

Tournoi Coeur De Dragon chez Chamboultou le samedi 18 décembre!

Tous les trimestres, nos petits adhérents chéris choisissent les jeux qu’ils ont préféré… Et ça donne le top20 de chaque saison… Et les cinq jeux qui arrivent en tête ont la faveur de figurer pendant toute la saison en page d’accueil de notre site ! Vous pouvez consulter l’ensemble de ces classements ici même sur notre site, bien évidemment…

Le dernier classement était celui de l’été 2010. Il avait été riche en nouveautés, notamment du fait du Festival en août. Et l’été dernier, le jeu que les adhérents du Bar A Jeux Chamboultou ont préféré est… Cœur De Dragon ! Ainsi, le samedi 18 décembre, dès 20h, nous organisons une soirée spéciale Cœur De Dragon, avec un tournoi et une boite du jeu à gagner ! Et Filosofia, l’éditeur outre-Atlantique ami de Chamboultou, est partenaire de la soirée !

Et en plus, ce sera le moment de dévoiler le nouveau classement! est-ce que Cœur De Dragon sera aussi le cœur des joueurs, ou bien tout changera-t-il ? Et quels seront les nouveaux jeux chéris de nos adhérents ?…

Et comme deux bonnes nouvelles ne viennent jamais seules, nous serons ouverts dès 14h, ce samedi 18 décembre, pour pouvoir jouer toute la journée ensemble et avec vous ! Elle est pas belle, la vie ?…

Ça se passe comme d’habitude, au Bar A Jeux associatif Chamboultou, (79 avenue Carnot, 19200 Ussel). Et n’hésitez pas à nous contacter pour la moindre info (06.84.48.42.12 et contact@chamboultou.fr)!