The Boss

Dans The Boss, vous vous retrouvez à la tête d’un gang mafieux, bien décidé à faire main basse sur les différentes métropoles américaines. Grâce à vos indicateurs, vous devrez essayer de repérer les coups les plus juteux – et surtout vous arranger pour que vos concurrents ne viennent pas vous couper l’herbe sous le pied.

Chaque partie compte entre trois et cinq manches. Le nombre exact de manches n’est connu qu’au dernier moment, ce qui incite les joueurs à être toujours en tête, puisqu’à partir de la troisième, chaque manche pourrait être la dernière de la partie.

Les cartes qui composent le cœur du jeu se divisent en deux catégories : d’abord une série de huit cartes spéciales associées à différentes grandes métropoles américaines et servant à constituer un plateau, puis une pile de 27 cartes représentant les gains possibles dans les différentes villes. Au début de chaque manche, on dépose une carte face cachée devant chacune des villes, puis on distribue le reste entre les joueurs. A tour de rôle, chaque joueur va pouvoir utiliser ses pions de gangsters pour miser sur une ville, après quoi il doit révéler une de ses cartes.

Au fur et à mesure que la manche avance, la nature des cartes dissimulées devient donc de plus en plus évidente. A la fin de la manche, le joueur qui dispose du plus grand nombre de gangsters dans une ville donnée récupère la carte secrète correspondante : il s’agira le plus souvent d’un certain nombre de millions de dollars qui constituent autant de points de victoire, mais il peut également arriver qu’un gangster se retrouve à l’hôpital ou en prison pour un certain nombre de manches, voire qu’il se fasse éliminer définitivement.

Quelques subtilités viennent enrichir ce jeu de bluff et de majorité : tout d’abord, le dos des cartes indique la ville à laquelle elles sont associées, ce qui permet de savoir de quel genre d’indice les autres joueurs disposent. Ensuite, la ville de Chicago possède un fonctionnement particulier : aucune carte ne lui est associée mais sa valeur dépend de celle des villes situées à sa gauche, et au fil des manches, Chicago change de place dans l’ordre des métropoles, ce qui fait chaque fois augmenter sa valeur potentielle.

Bien évidemment, le vainqueur est celui qui a amassé la plus grosse fortune à la fin de la partie.

The Boss a reçu le Chamboultou de Bronze 2011 au dernier Festival des Jeux Chamboultou, où il a également reçu le Chamboultou du Public 2011.

1 réponse
  1. Guilhem
    Guilhem says:

    The Boss fait partie de ces jeux qui peuvent rebuter au premier abord, mais qui gagnent réellement à être connus. Ses règles et mécanismes ne sont pas forcément très clairs, et il faut au moins une manche pour en comprendre la logique. Mais passée cette étape, le jeu devient d’une limpidité et d’une fluidité étonnantes !

    Autre point important à mes yeux, du moins pour un « petit » jeu : l’aspect mathématique et les calculs de probabilité laissent rapidement la place à une atmosphère nettement plus proche du poker, chaque joueur essayant de lire dans les yeux de ses concurrents les cartes qu’ils ont en main. Alors ça se scrute, ça bluffe, ça râle, ça ricane autour de la table, et c’est très bien.

    Les deux seuls véritables reproches que je pourrais faire à ce jeu sont d’ordre esthétique. Le premier concerne le dos des cartes, pour lesquels j’aurais apprécié quelque chose de plus travaillé qu’un à-plat de couleur. Le second porte sur les petits cubes en bois représentant les gangsters : étant donné le thème, j’aurais bien vu quelque chose de moins abstrait, comme des jetons de poker par exemple.

    Mais ces petits défauts ne m’empêcheront pas d’y rejouer régulièrement, car The Boss demeure un excellent jeu.

    Ma note perso : 4/5

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