Les Colons de Catane

S’il est un jeu emblématique de la production ludique allemande de ces vingt dernières années, c’est bien Les Colons de Catane. Publié pour la première fois en Allemagne en 1995, il a été très rapidement traduit dans de nombreuses langues et a suscité l’engoûment chez les joueurs du monde entier, devenant ainsi à la fois l’un des pionniers du jeu de société moderne et la figure de proue des jeux « à l’allemande » qui n’ont cessé depuis de déferler dans nos boutiques.

Le succès des Colons de Catane fut tel qu’il a connu diverses extensions venant prolonger sa durée de vie, et a même été décliné en jeu de cartes, en jeu de dés, voire en application pour smartphone. Aujourd’hui, Catane n’est plus un simple jeu mais une véritable franchise, et sa célébrité est si grande qu’on le trouve désormais dans quasiment toutes les boutiques de jeux, à côté des grands classiques.

Une partie des Colons de Catane commence par la mise en place du plateau de jeu, à savoir une île constituée d’hexagones représentant différents types de terrains et entourées d’hexagones d’océan. Chaque joueur place ensuite ses deux premières colonies sur des intersections, un pion « voleur » au centre de l’île, et la partie peut commencer.

Le premier joueur commence par lancer les dés pour déterminer quels hexagones vont produire des ressources (bois, minerai, laine…) et tous les joueurs ayant des colonies en contact avec les terrains concernés peuvent récupérer les cartes ressources correspondantes. Le joueur dont c’est le tour peut alors tenter d’échanger ses ressources avec les autres joueurs, avant de passer à la phase de construction, où il va pouvoir construire des routes, bâtir de nouvelles colonies ou transformer des colonies en véritables villes, en dépensant évidemment les ressources glanées. Puis c’est au tour du joueur suivant, jusqu’à la fin de la partie. Et comment gagne-t-on ? Tout simplement en étant le premier à cumuler 10 points de victoire, que l’on obtient essentiellement en construisant des colonies et des villes.

Petite subtilité : quand on obtient un 7 aux dés lors de la détermination des ressources, le pion voleur passe à l’action : les joueurs qui ont une trop grosse réserve de cartes ressources en perdent la moitié, et le joueur dont c’est le tour peut repositionner le voleur sur l’hexagone de son choix, qui ne produira plus rien aussi longtemps que le pion y restera.

3 réponses
  1. Florent T.
    Florent T. says:

    Aussi curieux que cela puisse paraître (encore que…), je n’ai fait qu’une partie des Colons De Catane. J’avais trouvé ça très très bien, et en plus j’avais gagné, au désespoir de mon invitant… C’est surtout amusant de voir comment ce précurseur est réellement une maman de beaucoup de mécaniques utilisées aujourd’hui.

  2. Guilhem
    Guilhem says:

    Plus qu’une référénce, Catane est désormais un classique, à tel point qu’on le trouve en grande surface entre le Monopoly et les jeux édités par TF1. Il a même droit à ses tournois nationaux et internationaux, avec un public à la fois fidèle et nombreux. Et il faut bien reconnaître qu’il a d’indéniables qualités : facile d’accès, plutôt rapide à comprendre et à jouer, il est doté d’un matériel plutôt agréable à regarder et à manipuler.

    Mais parbleu, qu’il a vieilli ! Aucun jeu moderne n’oserait se prétendre stratégique avec un hasard omniprésent ! On ne cesse de lancer les dés pour déterminer les ressources disponibles, et il est bien trop fréquent qu’un seul et même joueur monopolise le jeu, sans que les autres puissent rien faire. Et c’est terriblement frustrant quand on est habitué à contrôler un minimum sa progression dans un jeu de gestion.

    Ma note perso : 3/5

  3. Redj
    Redj says:

    Un peu déçu par la dose de hasard un peu trop importante à chaque tour .

    Mais c’est une valeur sûre.

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