La Cité des Fourmis

Toutes les cigales pourront vous le dire : à défaut d’être prêteuses, les fourmis sont travailleuses, et si elles rechignent à offrir leurs vermisseaux aux divas de la prairie, elles font preuve d’un grand sens de la solidarité lorsqu’il s’agit de bâtir leur fourmilière, brindille après brindille. Elles ont d’ailleurs tout intérêt à ne pas rêvasser, car le vilain tamanoir qui rôde dans les environs salive déjà à l’idée de faire un festin de nos petites ouvrières.

La Cité des Fourmis est un jeu coopératif destiné aux plus jeunes joueurs, qui devront aider les fourmis à rassembler suffisamment de brindilles pour terminer la fourmilière avant que le tamanoir n’ait découvert leur territoire. Le plateau de jeu principal représente la base de la fourmilière, dont partent les fourmis, ainsi que le chamin du tamanoir. A côté, la prairie est représentée par neuf tuiles quadrillées arborant des brindilles. Ces tuiles sont placées aléatoirement en début de partie.

A son tour de jeu, chaque joueur lance le dé, qui lui indique le nombre de fourmis qu’il peut déplacer. Pour pouvoir récupérer des brindilles, les fourmis doivent former une chaîne ininterrompue entre leur chantier et le lieu de récolte. Lorsque c’est le cas, les brindilles sont placées dans la fourmilière, et lorsqu’elles ont été récoltées en nombre suffisant, le joueur peut poser un nouvel étage. Mais si le dé montre la tête du tamanoir, ce dernier se rapproche un peu plus des fourmis !

Comme de coutume chez Haba, le matériel fourni (ou fourmi ?) est aussi solide que plaisant à l’œil. C’est une vraie joie de voir la fourmilière s’élever peu à peu en trois dimensions. Les pions en bois sont très agréables à manipuler, et les illustrations du plateau de jeu très réussies.

D’un point de vue purement ludique, La Cité des Fourmis peut s’avérer un peu compliqué pour les très jeunes joueurs, qui ont un peu de mal à saisir le concept de chaîne ininterrompue. Mais le jeu prend en compte les erreurs tactiques que les plus petits peuvent commettre, et le tamanoir avance plutôt lentement, ce qui laisse une chance aux enfants de construire la fourmilière avant que le vilain gobeur de fourmis ne parvienne à son but.

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