Khet

Attention, jeu hors du commun! Au moins, cette entrée en matière a du éveiller quelque curiosité menant à une envie incontrôlable ne serait-ce que de lire la suite de cette chronique, et très possiblement de vouloir voir ce jeu, et encore plus probablement d’y jouer!

Dans la boite (grande), un plateau de jeu (grand mais pas trop) aux rebords hauts constitué de 80 cases (10 x 8). Dans ces cases sont disposées les éléments du jeu selon des emplacements bien précis.  Ces éléments sont de différentes sortes: des totems, des pyramides, des miroirs recto-verso et des miroirs recto seulement, avec l’arrière opaque. Sur le bord du plateau, chacun des deux joueurs dispose d’un petit bouton rouge qui pourrait déclencher une guerre nucléaire, mais qui ne fait qu’activer un laser qui part du bord droit en direction bien linéaire. Et que fait un laser qui rencontre un miroir? Il tourne pile à 45°!

A chaque tour de jeu, le joueur fait deux choses: d’abord il bouge une de ses pièces (soit il la tourne sur elle-même, soit il la déplace sur une case adjacente mais sans la tourner), et ensuite il actionne son laser. But du jeu: être le premier à dégommer le totem adverse. A chaque coup de laser, si une pièce est touchée, qu’elle soit à l’adversaire ou à nous, on la sort du plateau.

Khet est un objet ludique inhabituel. Le laser n’est finalement qu’un gadget bonus, mais sacrément funky! Il s’agit ni plus ni moins d’un jeu de trajectoire, qui est rendu unique grâce à ce laser! On en vient très vite à passer de longs moments à cogiter son coup en anticipant les coups plausibles de l’autre joueur et les coups suivants qu’on pourrait jouer… Le fait qu’il y ait des doubles miroirs, des simples miroirs, des côtés opaques « tuables », complexifient délicieusement le jeu. Et quand on maîtrise bien la bête, le top est de démarrer les parties avec des positionnements de son cru, mais attention au déséquilibre, alors!

Bref, le point noir, maintenant: il est moche, clairement. Mais finalement quand on y a goûté, on se moque pas mal de l’esthétique de la chose, car la mécanique prend le dessus. Et parfois, ça arrive, on gagne sans le faire exprès, quand en face de soi, notre collègue de jeu calcule mal ses trajectoires et parvient à se flinguer lui-même son totem… Dommage…

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