Le Marché De Samarkand

Quelques mois après la sortie de Mâamut, Krok Nik Douil sort ce deuxième jeu, créé par un auteur dont c’est la première œuvre, Bruno Fricout. C’est d’ailleurs la volonté affichée d’Alain Epron que Krok Nik Douil n’édite que des premières œuvres. Et cette première est plutôt une bonne surprise, et c’est ce que nous allons voir!

La boîte, pas très grosse, est assez bien remplie, avec du matériel aux couleurs qui sentent bon l’orient. Le jeu est composé de petits paravents de couleurs différentes, qui permettent de cacher un peu les affaires de chacun. Il y a aussi plein de sous, à savoir des pièces de 1, 3 ou 5 dirhams. Et enfin des cartes, de couleurs différentes. Il y a 5 séries de 10 cartes de valeurs différentes (de 1 à 7, mais il y a beaucoup plus de cartes de faibles valeurs que de 7!), et chaque série représente un type de marchandise (tissus, épices…), symbolisé par une couleur. Et il y a des cartes « chameau » de valeurs différentes.

En début de partie, chaque joueur possède 15 dirhams et choisit une couleur. Il prend ainsi en mains les dix cartes de sa couleur. Les cartes « chameaux » sont disposées en tas au centre de la table, et on retourne la première. A chaque tour de jeu, chaque joueur choisit une de ses cartes, la pose face cachée devant lui, et tous ensemble on révèle nos cartes. Le meneur du tour décompte à partir de 10 et jusqu’à 0. Dès que quelqu’un veut acheter la carte d’un autre ou acheter un chameau, il arrête le décompte et montre sa carte visée du doigt. Il devra ainsi payer à son vendeur autant de dirhams qu’où en était le décompte. Une fois la transaction faite, le meneur poursuit le décompte pour d’éventuelles autres affaires avec le même joueur ou les autres. Et dix tours de jeu comme celui-ci se passent.
A la fin de la partie, on a des dirhams, des chameaux, et des marchandises des autres joueurs. Les plus riches marquent des points. Ensuite, le compte du reste des points peut au premier abord – et à tort – paraitre compliqué. En effet, chaque joueur classe ses cartes par types de marchandises, et fait la somme des points de la couleur pour laquelle il possède le moins de cartes. Ensuite, on classe nos cartes de marchandises par valeur et on gagne des points pour la suite la plus longue. Un point primordial: la gestion des chameaux. En effet, il nous faut autant de « points chameaux » que de cartes marchandises! S’il nous en manque, on doit se défausser de certaines cartes, et si des emplacements sont vides on perd deux points par emplacement non utilisé! Ca plaisante pas à Samarkand!

Un très bon jeu de plis, rapide, et dans lequel on rentre vite. Le matériel et les illustrations sont un plus qui rendent le jeu très agréable. La dose de tactique est vraiment très importante et le hasard a peu de place dans la mécanique du jeu, tant il faut avoir une bonne gestion des cartes que l’on vend en fonction des acquisitions successives des adversaires, ainsi qu’une bonne gestion des marchandises que l’on achète pour constituer des pools de cartes qui rapportent un max en fin de partie.

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