Pandémie

Que ce soit la grippe A en 2010, le virus-T en 1998, ou bien d’autres avant ceux-là, le monde est régulièrement frappé par l’apparition d’un virus relativement virulent. Si, jusqu’à présent, chaque virus a pu être contenu et maitrisé, la situation devient périlleuse lorsque ce sont 4 virus qui apparaissent simultanément aux quatre coins du globe, et les chercheurs doivent travailler rapidement et de façon coordonnée pour éviter que la pandémie ne devienne fatale.

Pandémie est un jeu coopératif qui vous place dans la peau de scientifiques chargés de contenir les contaminations et de découvrir dans le même temps les vaccins permettant de vaincre ces maladies. Vous aurez donc à cœur de parcourir le monde pour aller sur les lieux les plus infestés pour soigner la population tout en veillant à avancer vos recherches pour éradiquer définitivement les virus. Malheureusement pour vous, ils sont violents et se propagent très rapidement. D’ailleurs, dès le début de la partie, 18 virus (représentés par des cubes de couleurs différentes) sont disposés sur le plateau.

Après avoir installé le jeu, les joueurs doivent prendre au hasard un rôle parmi les 5 proposés. Chaque rôle a une capacité spéciale distincte et nécessaire pour mener à bien la mission. Un joueur pourra découvrir les remèdes plus rapidement, un rôle permet de soigner immédiatement les villes où le joueur se trouve, un autre pourra déplacer les autres joueurs, etc… Tous ces rôles sont complémentaires et il est indispensable de bien synchroniser les actions et de coopérer.

Ensuite, à chacun de leurs tours de jeu, les joueurs pourront exécuter 4 actions telles que se déplacer dans une autre ville, construire une station de recherche, mettre au point un remède et bien d’autres. Chaque action doit être réfléchie car une erreur peut vite avoir des répercussions qui vont nécessiter plusieurs tours de jeux pour être réparées. A la fin du tour, chaque joueur joue la « propagation », c’est à dire qu’il doit faire apparaitre de nouveaux foyers infectieux de façon aléatoire en tirant des cartes spécifiques. On se rend alors rapidement compte que les virus se propage à une allure phénoménale et qu’il faut hiérarchiser les priorités d’actions. En effet, à une partie à seulement de 2 joueurs, ce sont pas moins de 6 villes par tour de table qui sont nouvellement infectées. Et ce chiffre augmente de façon proportionnelle en fonction du nombre de joueurs et de l’avancée dans la partie.

Pour venir à bout d’un virus et en découvrir le remède, un joueur doit réussir à amasser 5 cartes de la même couleur (chaque couleur représente l’une des 4 régions du monde et l’un des 4 virus), aller dans une station de recherche et se défausser de ses cartes. Chaque remède nécessite donc un grand nombre d’actions et de tours de jeux avant d’être mis au point.

Pour remporter la partie, les joueurs n’ont qu’une seule solution : mettre au point les 4 vaccins avant que l’une des conditions de défaite ne soit remplie. Et elles sont nombreuses puisqu’on peut perdre de 3 façons différentes : si le nombre d’éclosions totale atteint 8, s’il n’y a plus de cartes Joueurs et si tous les cubes d’une maladie sont sur le plateau.

Pandémie est un excellent jeu qui s’apprend en quelques minutes mais qui demande réellement une coopération et une coordination entre les joueurs. La tension est palpable jusqu’à la fin et il n’est pas rare de perdre sur le fil.
Bien que la boite indique qu’il est jouable à partir de 2 joueurs, sa mécanique est si bien ficelée que l’on peut aisément jouer seul en incarnant 2 rôles différents. Ce qui est un véritable atout.

6 réponses
  1. Guilhem
    Guilhem says:

    Première chose : ne vous fiez pas à l’illustration de la boîte et au look général du jeu, qui pourraient faire penser à un vieux machin issu des années 70 : Pandémie est un vrai jeu d’aujourd’hui, avec des mécanismes modernes et bien pensés. Les règles sont faciles à apprendre et les parties plutôt courtes (pour un jeu de ce genre) mais particulièrement intenses et prenantes.

    La grande force de Pandémie, c’est son aspect coopératif. Alors bien sûr, ce n’est pas le premier jeu à s’affubler de cet adjectif. Mais beaucoup de ses prédécesseurs limites la coopération à « tous contre le jeu » sans quasiment aucune interaction réelle entre les joueurs. Ici, la coopération n’est pas un vain mot : ça discute ferme autour de la table, bien sûr, pour mettre ne place la meilleure statégie possible contre les différentes épidémies. Mais la coopéraiton va beaucoup plus loin, car le jeu repose en grande partie sur la capacité des joueurs à se retrouver dans certaines villes pour partager leurs découvertes et faire profiter leurs collègues de leurs aptitudes spéciales.

    Enfin, une ou deux parties suffisent pour se rendre compte que Pandémie ne rigole pas : le niveau de difficulté est très élevé, et la moindre erreur peut-être fatale. Dit comme cela, ça peut faire un peu peur, mais cette difficulté fait tout l’intérêt du jeu, et quand on vient de perdre alors qu’on était à deux doigts de trouver le dernier vaccins, on n’a qu’une seule envie : rejouer !

    Ma note perso : 4/5

  2. Padapim's
    Padapim's says:

    Pandémie par son look des 70’s n’attire pas l’oeil mais une fois dedans il devient addictif… le commentaire de Guilhem en est bien le reflet je retrouve les sensations que nous avons eu en y jouant!!!!

  3. Guillaume
    Guillaume says:

    Et encore, je tiens à vous préciser que lors de nos parties de samedi, on jouait en « facile » avec seulement 4 cartes « épidémies ». Imaginez le stress avec les 6 cartes en jeu.

  4. Emilie
    Emilie says:

    J’adore ce jeu! on se prend au jeu (c’est le cas de le dire) très rapidement et il est dur d’arrêter au moins tant que l’on a pas gagné au moins une fois.
    Et ce la permet de jouer avec les gens a proprement dit, un vrai jeu copératif et ça fait du bien!!!

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