Santiago de Cuba

Michael Reinick est un créateur de jeux allemand. Et quand on a déjà passé ses vacances en Allemagne, on comprend que les créateurs allemands préfèrent imaginer des jeux se déroulant sous les tropiques (sauf Uwe Rosenberg, qui lui semble apprécier l’exotisme discret du Havre). Après Cuba, Cuba : El Presidente et La Havane, Reinick revient donc aujourd’hui avec Santiago de Cuba, un nouveau jeu à kubenbois parfumé au rhum et sonorisé à la rumba.

Santiago de Cuba - Filosofia

Comme ses grands frères, Santiago de Cuba est un jeu de gestion, avec plein de petits cubes en bois colorés représentant des ressources, en l’occurrence des productions typiques de l’agriculture cubaine (tabac/cigares, canne à sucre/rhum et oranges), qu’il va falloir essayer de refourguer aux différents navires accostant dans le port afin d’amasser des points de victoire. Et comme ses grands frères, le jeu impressionne d’abord par son esthétique soignée, que ce soit la boîte ou le matériel qu’elle contient.

Avant de pouvoir commencer à jouer, une phase de mise en place est nécessaire : le plateau de jeu représente le port de Santiago, autour duquel on va disposer les résidences de différents personnages locaux, ainsi que des bâtiments officiels ou commerciaux. Un unique pion représentant un taxi va servir à tous les joueurs. Dans le port se trouve un bateau. pour déterminer la cargaison que le navire attend, le premier joueur va lancer cinq dés (chacun correspondant à une ressource), il va en écarter un et mettre les quatre autres dans le port, indiquant ainsi les quatre ressources attendues et en quelle quantité.

A son tour de jeu, un joueur peut avancer le taxi d’une case (ou plus s’il est prêt à payer). Il se retrouve alors devant une personnalité, qui va lui permettre d’accomplir une action : récolter des matières premières, recevoir de l’argent, soudoyer les autorités locales, dérober des ressources à ses petits camarades etc. Cette personnalité donne également accès à trois bâtiments, parmi lesquels le joueurs devra choisir lequel il souhaite visiter. Chaque bâtiment permet lui aussi d’accomplir une action spécifique. Un joueur peut donc entreprendre deux action à chaque tour de jeu.

Lorsque le taxi arrive à l’autre extrémité du port, chaque joueur peut déposer ses marchandises dans les cales du navire et engranger des points de victoire. Si toutes les demandes sont satisfaites, le bateau quitte le port et un nouveau navire prend sa place. La partie s’achève une fois le septième bateau parti.

Doté d’une part de hasard sensiblement plus importante que ses aînés, Santiago de Cuba risque de frustrer un peu les joueurs les plus hardcore. Il possède toutefois un charme indéniable grâce à son matériel particulièrement soigné et à une mécanique élégante. Le tour de chaque joueur se limitant à deux actions, les autres n’ont guère le temps de s’ennuyer, ce qui est un point fort pour un jeu à l’allemande. Enfin, le fait que la configuration du jeu change à chaque partie ne peut que prolonger la durée de vie d’un petit jeu bien sympathique, à essayer quand on n’a pas le temps (ou l’envie) de sortir un jeu de gestion plus complexe.

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