Water Lily

Croa croa, croa, croa. Croa. Croa croa croa, croa croa, croa croa croa.
Ha zut, peut-être certains ne comprennent le grenouille. Comme son nom ne l’indique pas, Water Lily est un jeu de grenouilles. Enfin avec des grenouilles. Disons que la thématique est plus ou moins basée sur les grenouilles!

La boite, grande, avec un joli dessin dessus, contient un plateau de jeu lui-même constitué par la boite, ainsi que par son couvercle. Et oui, dans Water Lily, comme parfois chez Haba, tout sert! On trouve aussi cinq petites tuiles avec des grenouilles de cinq couleurs différentes au verso, et les pions du jeu, qui sont en réalité des palets de cinq couleurs différentes. Tout est d’emblée assez agréable à l’œil.

Au début de la partie, on entasse les grenouilles sur les unes sur les autres en tas de quatre comme indiqué, et on dispose ces cinq tas sur les premières cases du plateau. Chaque joueur pioche une tuile au hasard, ce qui déterminera sa couleur, qu’il gardera secrète jusqu’à la fin de la partie (s’il y arrive). Et c’est parti!
A chaque tout de jeu, on avance sur le plateau une grenouille de notre choix, à la seule condition qu’elle soit accessible, c’est à dire qu’elle ne soit pas en-dessous d’autres grenouilles! Et les règles de déplacement sont très simples: toujours en avant, en ligne droite, et d’autant de cases (ou moins) que le nombre de grenouilles empilées sur la case d’où on part. En bout de plateau: la mare. Cinq entrées possibles dans la mare. Dès qu’un pion passe par une entrée, il tombe dans une gouttière. Puis petit à petit les pions vont s’accumuler dans les gouttières. Et dans la gouttière, la position du pion dictera le nombre de points qu’il rapportera.
La partie se termine quand tous les pions sont rentrés. Chacun dévoile alors sa couleur, et on enlève le plateau « mare » pour comptabiliser les points. Et parfois avoir des surprises!

Dominique Ehrhard sait faire des jeux simples et funkys. celui-ci en est un, bien agrémentée par un très agréable boitage, un matériel très fonctionnel et des illustrations posant un univers. Au premier abord enfantin, il s’agit en réalité d’un véritable jeu de stratégie combinatoire – comme on dit dans le jargon, et même des fois un peu à côté – qui aurait très bien pu se présenter sans mare ni grenouilles… Mais il faut bien avouer que ce choix ajoute un quelque chose d’agréable dans la manipulation et lui donne d’emblée une vraie identité.

0 réponses
  1. Florent T.
    Florent T. says:

    J’y ai joué la première fois à Paris au Monde Du Jeu 2010, et j’avais bien accroché. D’autant que les visuels m’avaient préalablement très fortement aguichés, et qu’il me tardait de tâter de la bestiole! Et le jeu en lui-même m’a bien plu. Ce n’est pas révolutionnaire, il n’y a rien d’inédit là-dedans, c’est juste très beau et agréable. On peut jouer aussi bien à deux qu’à plus, et le jeu est complètement modifié selon le nombre de joueurs (comme souvent). Disons qu’à plus de trois joueurs, il devient vraiment compliqué de trouver quelles couleurs ont nos copains de table! Et au moment de la révélation des gouttières, en fin de partie, souvent on râle après s’être rendu compte qu’on s’était complètement planté, et que « flute, à une près, quand même… ». Bref, j’aime beaucoup ce jeu, le sors souvent, et voilà.

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